À Maraussan, à quelques kilomètres de Béziers, ce chantier a commencé par une décision inhabituelle : démolir. Le bassin lagon existant était défectueux au point de ne plus justifier une rénovation. Il a été remplacé par une piscine coque de 6 mètres sur 3, posée à la grue.
Les bassins dits « lagon », avec leur forme libre, leur plage immergée en pente douce et leurs rochers décoratifs, ont connu un vrai succès il y a une quinzaine d'années. Ils vieillissent mal pour une raison simple : leur géométrie irrégulière multiplie les points singuliers, et leur étanchéité repose souvent sur des revêtements appliqués qui se fissurent avec le temps.
Ici, l'eau ne tenait plus, la plage immergée s'était dégradée et la forme même du bassin rendait tout entretien pénible. On arrive à ce stade où l'on n'a plus une piscine, mais un point d'eau stagnante au milieu du jardin.
Nous défendons habituellement l'inverse. Un bassin béton correctement construit se reprend presque toujours, et notre activité de rénovation de piscine le démontre chaque année. Démolir est une décision rare, qui doit se justifier.
Elle se justifie dans trois cas : quand la structure elle-même est compromise, quand la forme du bassin ne correspond plus à aucun usage réel, ou quand le coût de la remise en état approche celui d'une installation neuve. Les trois étaient réunis sur ce chantier.
Le client voulait par ailleurs un bassin plus compact, plus simple à entretenir et à chauffer, et récupérer de la surface de jardin. Un bassin rectangulaire de 6 × 3 m répondait exactement à cette demande.
La démolition s'est faite à la pelle mécanique. L'ancien bassin a été cassé, les gravats triés et évacués, les réseaux d'origine déposés.
C'est l'étape la moins photogénique du chantier et l'une des plus techniques à organiser : il faut travailler dans un jardin existant, préserver les plantations et les cheminements, et sortir plusieurs tonnes de matériaux sans abîmer l'accès. Les palmiers, les oliviers et la terrasse en place ont été conservés.
Une fois la zone dégagée, la fouille a été reprise aux dimensions de la nouvelle coque, augmentées de l'espace de travail nécessaire tout autour.
Le fond a été dressé et nivelé, puis un lit de pose a été mis en place, protégé par un géotextile. Cette assise conditionne tout : une coque repose sur son fond, et le moindre défaut de planéité ou de compactage se traduit plus tard par des contraintes sur le bassin.
La coque est arrivée d'un seul tenant et a été levée à la grue, par-dessus la maison, pour être déposée dans la fouille.
C'est le moment le plus spectaculaire du chantier, et c'est aussi celui qui se prépare le plus en amont. L'accès du camion-grue, son positionnement, la portée nécessaire et les obstacles aériens se vérifient bien avant la commande du bassin. C'est précisément pour cette raison que nous ne chiffrons jamais une piscine coque sans être venus sur place.
Une fois la coque calée et mise à niveau, le remblaiement et le remplissage se font en parallèle, par paliers.
Le principe est d'équilibrer en permanence la pression de l'eau à l'intérieur et celle des terres à l'extérieur. Remblayer trop vite déforme le bassin, remplir trop vite avant remblaiement le fait travailler dans l'autre sens. Les madriers visibles sur les photos de chantier servent à maintenir l'écartement des parois pendant cette phase.
Les raccordements hydrauliques et le local technique ont été réalisés dans la foulée, avant fermeture.
Le bassin a été ceinturé de margelles en pierre claire, avec une bordure en galets de rivière sur le pourtour qui assure le drainage et marque la transition avec le jardin existant.
Le résultat est net : une piscine rectangulaire, lisible, qui s'intègre dans un jardin méditerranéen déjà planté, et qui libère de la surface par rapport à l'ancien lagon.
Une pose de coque se compte habituellement en quelques jours pour le bassin lui-même, deux à trois semaines pour le chantier complet. Ici, la démolition et l'évacuation de l'ancien bassin se sont ajoutées à ce calendrier.
Cela reste sans commune mesure avec les douze à seize semaines d'une construction en béton, ce qui fait de la coque une solution pertinente quand le client veut retrouver rapidement un bassin fonctionnel.
Lagon fissuré, bassin hors d'usage, forme devenue impraticable : avant de parler de démolition, il faut savoir si la structure peut être sauvée. Dans la majorité des cas, elle peut l'être. Quand elle ne peut pas, repartir d'une coque est souvent la solution la plus rapide et la plus économique.
AT Piscines construit, rénove et remplace des bassins à Maraussan, à Béziers et dans un rayon de 40 km. Nos chantiers sont visibles sur la page réalisations.
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